Faune

  • LE GYPAÈTE BARBU (Gypaetus barbatus)

Seule espèce du genre Gypaetus, cette espèce de vautour d’une envergure de près de 2,80m occupe les régions méridionales d’Europe et Asie ainsi que quelques secteurs du continent africain. Espèce mythique des Pyrénées, son régime alimentaire est hautement spécialisé puisqu’il se nourrit presque essentiellement d’os et de pattes prélevés sur les cadavres d’animaux… un véritable équarrisseur naturel ! Les adultes sont sédentaires et se cantonnent sur un territoire de nidification tout au long de l’année. Les jeunes et immatures, au contraire, vivent une existence erratique, ne revenant que de manière sporadique sur le territoire natal. Le cycle annuel de reproduction est très long puisqu’il dure de 9 à 10 mois, à partir du mois d’octobre pour les parades nuptiales jusqu’à l’envol pendant la première partie de l’été.

  • LE DESMAN DES PYRÉNÉES (Galemys pyrenaicus)

Son apparence évoque à la fois la taupe par la silhouette et les pattes griffues, le rat par la queue et la musaraigne par l’allongement du nez. Le Desman des Pyrénées, cet animal endémique du quart nord-ouest de la péninsule Ibérique et du massif des Pyrénées est un petit mammifère semi-aquatique insectivore qui mesure à peine 30 cm dont plus de la moitié pour la queue… Il affectionne dans les cours d’eau de bonne qualité, bien oxygénés et riches en faune de 400 jusqu’à 2700 mètres d’altitude. Essentiellement nocturne, discret, il se laisse très peu souvent apercevoir. Si bien que de nombreux éléments de sa biologie et de son écologie sont encore méconnus ! Ce petit animal est pourtant menacé et le devenir de ses populations est incertain. C’est pourquoi, depuis 2010, un plan national d’actions est mise en oeuvre à l’échelle du massif.

  • LE GRAND TÉTRAS (Tetrao urogallus aquitanus)

Le grand tétras est le plus gros des galliformes sauvages européens, au dimorphisme sexuel très marqué. Le plumage du coq arbore des couleurs vives qu’il met en évidence lors des parades de reproduction pour attirer les femelles. En revanche, celui de la poule est moins contrastant, ce qui lui permet de mieux se dissimuler dans la végétation en période de nidification. Le Grand tétras est un oiseau qui apprécie le froid. La tranche altitudinale qui lui correspond dans les Pyrénées se trouve entre 1800 et 2200m. Aujourd’hui en France, le Grand tétras est une espèce menacée.

  • LE LAGOPEDE ALPIN (Lagopus mutus)
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Lagopède alpin Crédit photo: Romain Dufau

Appelé aussi Perdrix des neiges, le lagopède alpin est un proche cousin du Grand Tétras. De couleur blanche, brune et noire en été, son plumage devient blanc en hiver se confondant avec la neige et limitant ainsi les attaques des prédateurs. Oiseau relique de l’ère glaciaire, on le retrouve à l’étage alpin, au milieu des pelouses rases à Gentiane des Pyrénées et Trèfle alpin qui constituent son biotope idéal. Il se nourrit principalement des bourgeons, feuilles et baies des landes d’Ericaceae et utilise les pelouses rases pour la reproduction. Par conséquent, il est indispensable de limiter les dérangements sur les nichées en juin-juillet, en évitant de pénétrer dans ces zones sensibles.

  • L’ISARD (Rupicapra pyrenaica pyrenaica)
Isard Crédit photo: Romain Dufau

L’isard, ou chamois des Pyrénées (Rupicapra pyrenaica pyrenaica), est un mammifère ongulé ruminant de la famille des Bovidae et de la tribu des Rupicaprini (littéralement chèvres des rochers). L’isard se différencie du chamois par sa taille sensiblement plus petite. Il mesure de 0,70 m à 0,75 m au garrot pour 1 m à 1,10 m de longueur. Chez l’isard le mâle pèse de 25 à 40 kg et la femelle de 20 à 32 kg. C’est la coloration du pelage qui distingue le plus le chamois de l’isard. En été, la livrée du chamois est claire, celle de l’isard plus rougeâtre. Chez l’isard, la couleur est moins foncée et des zones plus claires apparaissent nettement. La fameuse écharpe est très visible chez les mâles, elle est formée de deux bandes sombres qui partent de la base des oreilles et se terminent sur les pattes. Chez le chamois comme chez l’isard, le mâle est appelé bouc, la femelle chèvre. Le dimorphisme sexuel est peu marqué chez le chamois, les deux sexes portent des cornes. L’allure générale du mâle est plus massive que celle de la femelle.

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