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La Vallée d'Eyne

La vallée aux 1 000 fleurs

Catégorie

Réserve Naturelle

Son histoire, ses richesses et sa réglementation

Projet de coopération territoriale

La réserve naturelle d’Eyne coopère à l’échelle pyrénéenne et internationale

Des projets d’aujourd’hui et de demain

Dans le cadre de la programmation européenne de fonds de coopération territoriale européenne INTERREG-POCTEFA 2014-2020 (Programme Opérationnel de Coopération Territoriale France Espagne Andorre), la réserve naturelle de la vallée d’Eyne est un territoire d’action pour 2 projets (GREEN et FLORAPYR) retenus au 1er appel à projet et pour lesquels la Fédération des Réserves Naturelles Catalanes (FRNC),co-gestionnaire des 9 réserves naturelles sur les 11 présentes dans le département des Pyrénées-Orientales, est partenaire bénéficiaire (GREEN) ou prestataire (FLORAPYR),. Un troisième projet FLORALAB est actuellement en préparation pour répondre au 3ème appel à projet de cette programmation de fonds européens avec comme chef de file la FRNC et qui émane de la dynamique du réseau FloraCat de suivi de la flore rare et menacée de l’Est des Pyrénées existant depuis 2012.

→ Pour comprendre les changements climatiques

le Projet GLORIA par Esther Gomez, technicienne scientifique en charge de mission.

Pendant l’été 2018 les crêtes de la réserve naturelle d’Eyne ont été le siège d’un protocole scientifique d’ampleur internationale. Le projet Gloria est mis en œuvre dans le cadre du programme POCTEFA Florapyr porté par le Conservatoire botanique national des Pyrénées. Ce programme a été initié en Europe en 1998 et actuellement il s’est répandu à plus de 450 sommets dans tous les continents. GLORIA est l’acronyme de « Global Observation Research Initiative in Alpine Environments » et il a pour objectif de constituer un réseau de suivi à grande échelle qui permettra de comparer l’impact des changements climatiques sur la biodiversité des étages alpins. Ce sont surtout les écosystèmes des hautes montagnes (au-dessus de la limite supra-forestière) qui vont être affectés par les changements climatiques. De ce fait, les espèces inféodées à ces milieux sont menacés (par l’augmentation directe des températures mais également par les modifications du permafrost…) Le protocole établi dans cette « Zone pilote eynoise » ( et sur 4 sommets différents, depuis la Serra dels Clots jusqu’au Puig de Finestrelles ) fourni des données standardisées quantitatives sur la richesse des espèces, la composition spécifique, la couverture végétale, la température du sol et la période d’enneigement. L’idée c’est de refaire le même protocole tous les 5 à 10 ans pour détecter des changements dans la végétation, notamment la disparition d’espèces propres à ces milieux alpins ( causé par la migration en hauteur d’espèces d’un étage inférieure qui auraient migré par élévation de la température). Les moyens humains utilisés pour sa réalisation ne sont pas du tout négligeables. Une vingtaine de personnes ont participé à la misse en place du protocole et à l’analyse des données. Les structures impliquées sont : la Fédération de réserves naturelles catalanes ( FRNC ), le Conservatoire Botanique National Méditerranéen de Porquerolles ( CBNMed ), le Centre d’Estudis de la neu i de la muntanya d’Andorra ( CENMA ), l’ Office national des forêts ( ONF ), l’Association Charles Flahault , la Société Mycologique et Botanique de Catalogne Nord ( SMBCN) et le Centre de Formation et de Recherche sur les Environnements Méditerranéens ( CEFREM).


→ Au chevet des milieux agro-pastoraux

GREEN par Sandra Mendez garde-technicienne en charge de mission

En 2015, les gestionnaires d’espaces naturels des Pyrénées se sont associés (durée du projet 3 ans) afin de créer un réseau pour partager des retours d’expériences sur la gestion des milieux forestiers, agro-pastoraux et humides mais aussi créer une synergie à l’échelle des Pyrénées autour de la réalisation et du suivis de travaux sur ces milieux. C’est ainsi que 22 partenaires couvrant les 5 département versant nord et 8 provinces versant sud des Pyrénées sont impliqués dans ce projet. A l’échelle des Pyrénées-Orientales, ce sont la Fédération des réserves naturelles catalanes (FRNC) et la Parc Naturel Régional des Pyrénées-Catalanes qui se sont positionnés pour animer des sites dans lesquels des actions de restauration, de suivi et de gestion spécifiques en concertation avec les acteurs du territoire seront réalisées.

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La Réserve naturelle de la Vallée d’Eyne

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Crédit photos: Hughes Maggia

La Vallée d’Eyne: « le Berceau de la botanique Pyrénéenne »

La richesse botanique de la vallée d’Eyne est connue depuis fort longtemps des milieux scientifiques. Même s’il reste impossible de dater la première visite d’un botaniste, la vallée avait une renommée suffisante en 1680 pour attirer le plus grand spécialiste de l’époque: Joseph Pitton de Tournefort. Puis se sont succédés de nombreux botanistes de renommée aux XVIIIème et XIXème  siècle comme Antoine Gouan, médecin-botaniste de Montpellier, accompagné par deux guides roussillonnais, les apothicaires Bourgat et Razoul, à qui il dédia le nom de nouvelles espèces découvertes dans la vallée: le panicaut de Bourgat (Eryngium boourgatii) et l’Angélique de Razoul (Angelica razulii). Plus tard, c’est Antoine Pyrame de Candolle, lors de sa traversée des Pyrénées, qui n’oubliera pas la vallée d’Eyne qu’il décrit dans ses lettres avec enthousiasme. « A chaque pas, c’était des cris de joie pour toutes les trouvailles que nous faisions… Je n’ai jamais vu tant de plantes réunies au même lieu ». Enfin, le classement de la vallée en réserve naturelle doit beaucoup aux travaux de synthèse de l’association Charles Flahaut et notamment à son ancien président, Georges Bassouls, qui y herborisa à partir de 1942.

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Les milieux

 

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Mosaïque landes et pelouses Estret Crédit photo: RN Eyne
  • LES COMMUNAUTES FORESTIÈRES

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Pins à crochets vallée d’Eyne – crédit photo Hugues Maggia

La forêt est le milieu le mieux représenté dans les réserves naturelles des Pyrénées Orientales. En altitude, on trouve essentiellement des pineraies et des sapinières. Le pin à crochets (Pinus uncinata) est l’espèce arborescente autochtone la plus alticole avec une limite supérieure à 2300m, au contact des pelouses subalpines, voire alpines. De nombreuses études montrent l’intérêt de ces milieux en terme de biodiversité et de conservation d’espèces patrimoniales. Sure Eyne, les deux principaux type d’habitats rencontrés se différencient majoritairement par leur exposition et constituent des habitats d’intérêt communautaire. En effet à l’ubac, la forêt pyrénéenne de pins de montagne à Rhododendron est présente sur toute la
première partie du versant depuis le bord de la rivière l’Eina jusqu’aux crêtes de la Serra dels Clots tandis qu’à l’adret, c’est la forêt de pins de montagne à véronique que l’on retrouve de manière éparse.

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